Restos de l’Hermitage : Le grand nettoyage
Par Le rĂ©dacteur chef, samedi 9 juin 2007 à 15:20 :: General :: permalien #34
“Pendant 25 jours, on nous a interdit de toucher à quoi que ce soit et maintenant on a deux jours pour tout faire. C’est trop court”, grogne le copropriétaire et gérant de La Bobine, Laurent Hamon. Lui et ses employés ont du pain sur la planche. Ce doit être nickel ce soir. Du coup, tout le monde est sur le front, tronçonneuses et scie en main, pour dégager d’une part les filaos abattus. En outre, de nombreux gravats jonchent encore le sol. “Et puis le samedi, c’est pratique pour louer des engins... glisse t-il, le ton cynique. Et la déchetterie, prend-elle les gravats le samedi ? s’interroge t-il sur le même ton. On voulait s’occuper de ça les premiers jours mais la police municipale est venue nous en empêcher”.
“C’EST SANS FIN”
“Bref, on va faire avec”, poursuit-il, annonçant son intention de pas polémiquer outre mesure. Autre souci matériel : le sable qui a disparu devant la terrasse. Impossible que cela reste tel quel. “Une solution est possible. Il faut un réengraissement en sable par la technique des fascines, comme le dit l’expert”, se réjouit le restaurateur.
Sauf qu’il faut une autorisation d’extraction de sable sur la plage. Sujet sur lequel le maire émet de grosses réserves : “Cela ne me paraît pas opportun tant au regard du profil déjà fortement dégradé du littoral marin et de l’épuisement de la ressource que du caractère illicite des constructions concernées”. Il ajoute : “Je considère que le réengraissement proposé par l’expert ne saurait suffire à protéger ni la clientèle de ces établissements, ni les usagers de la plage en cas de répliques de fortes houles”.
Le message est clair. “Pour moi, c’est logique que je revienne car j’ai un bail avec l’État. Tout mon personnel travaille en toute légalité, je l’ai prouvé aux institutions. Il est normal que j’obtienne les autorisations pour mettre le site en sécurité et pouvoir rouvrir”, rétorque le professionnel. Toujours est-il qu’une fois tous les travaux accomplis, un homme de l’art d’un bureau d’études se rendra sur place pour établir un nouveau rapport sur la sécurité des lieux. “C’est sans fin”, estime M. Angaud, exploitant du Toboggan, qui s’est fait remettre seulement hier les préconisations de l’expert (Il est d’ailleurs le seul à ne pas être soumis à un arrêté). “Ils vont toujours trouver quelque chose ! Je ne demande juste qu’ils me laissent travailler jusqu’en 2008, soit la fin de mon autorisation d’occupation temporaire, et je m’en irais. Au moins que mes employés aient le temps de se retourner”. L’avenir de tous ces restos paraît bien sombre, c’est le moins qu’on puisse dire.
D.F.B (Source Clicanoo.com)
“C’EST SANS FIN”
“Bref, on va faire avec”, poursuit-il, annonçant son intention de pas polémiquer outre mesure. Autre souci matériel : le sable qui a disparu devant la terrasse. Impossible que cela reste tel quel. “Une solution est possible. Il faut un réengraissement en sable par la technique des fascines, comme le dit l’expert”, se réjouit le restaurateur.
Sauf qu’il faut une autorisation d’extraction de sable sur la plage. Sujet sur lequel le maire émet de grosses réserves : “Cela ne me paraît pas opportun tant au regard du profil déjà fortement dégradé du littoral marin et de l’épuisement de la ressource que du caractère illicite des constructions concernées”. Il ajoute : “Je considère que le réengraissement proposé par l’expert ne saurait suffire à protéger ni la clientèle de ces établissements, ni les usagers de la plage en cas de répliques de fortes houles”.
Le message est clair. “Pour moi, c’est logique que je revienne car j’ai un bail avec l’État. Tout mon personnel travaille en toute légalité, je l’ai prouvé aux institutions. Il est normal que j’obtienne les autorisations pour mettre le site en sécurité et pouvoir rouvrir”, rétorque le professionnel. Toujours est-il qu’une fois tous les travaux accomplis, un homme de l’art d’un bureau d’études se rendra sur place pour établir un nouveau rapport sur la sécurité des lieux. “C’est sans fin”, estime M. Angaud, exploitant du Toboggan, qui s’est fait remettre seulement hier les préconisations de l’expert (Il est d’ailleurs le seul à ne pas être soumis à un arrêté). “Ils vont toujours trouver quelque chose ! Je ne demande juste qu’ils me laissent travailler jusqu’en 2008, soit la fin de mon autorisation d’occupation temporaire, et je m’en irais. Au moins que mes employés aient le temps de se retourner”. L’avenir de tous ces restos paraît bien sombre, c’est le moins qu’on puisse dire.
D.F.B (Source Clicanoo.com)
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