Les associations de St.Paul se mobilisent
Par Le rĂ©dacteur chef, mardi 7 aoĂ»t 2007 à 09:22 :: General :: permalien #39
Hier matin, 10 heures. Pour l’association “Chaussée royale”, la semaine commence par une opération de communication, avec une accroche dans l’air du temps : “Sakifo fé, lé pa fé”.
Le président de l’association créée le 8 mai dernier, Moussa Ibrahim Behra, est venu ce matin pour “constater”. Constater que certaines portions de la route en travaux présentent des dangers et des incohérences qu’il veut faire connaître. Le petit groupe de membres de l’association s’est donc donné rendez-vous à l’intersection entre la rue des Salins et la Chaussée royale. Ici, un “stop” est l’objet de la colère.
Placé entre le club canin et le stade, il n’offre quasiment aucune visibilité aux automobilistes venant du centre ville et désirant s’engager sur la nouvelle chaussée de la grande rue aux yeux des membres de l’association. Un muret longe en effet la route sur la gauche, masquant la circulation. Comble de l’ironie : le panneau indiquant l’arrêt est bien présent, mais tourné vers le parcours d’obstacles canins ! “Ils (la région, maître d’œuvre du projet routier, ainsi que la DDE et la mairie, ndlr) ont abattu tous les tamarins centenaires, sans supprimer ce mur dangereux”, ne décolère pas le président.
Les nombreux travaux ont en effet abouti à la suppression du trottoir, mais aussi à l’abattage massif d’arbres faisant partie du “patrimoine saint-paulois”, comme le revendique Jacques Mulot, vice-président de l’association. C’est pourquoi le fameux “stop” est devenu un symbole de ce que Chaussée royale appelle le “je-m’en-foutisme de la mairie”.
“Une accumulation d’erreurs”
L’association qui compte désormais une trentaine de membres, ne se focalise pas seulement sur cette signalisation dangereuse. Son but étant de lutter contre tous types de problèmes liés à la circulation, Moussa Ibrahim Behra écrit régulièrement au maire pour lui faire part de ses récriminations.
Récemment, la mairie a refusé de valider la nouvelle bretelle rejoignant la rue de Paris, qui permettrait aux automobilistes de rejoindre le centre ville, en tournant à droite. Pour lui, il s’agit encore d’une provocation sans fondement logique : “Les Saint-Paulois sont toujours les dindons de la farce”.
La modernisation des axes routiers, induite par le chantier de la route des Tamarins, s’est à son avis faite dans la précipitation, sans “réflexion préalable” car laissant apparaître quelques failles et certains oublis.
Prochainement, l’association pourrait descendre dans la rue afin de se faire entendre auprès du maire. Le mot d’ordre du président : “Il faut agir maintenant pour ne pas connaître le poids du remords”.
Yann Bertrand(de http://www.CLICANOO.com)
Le président de l’association créée le 8 mai dernier, Moussa Ibrahim Behra, est venu ce matin pour “constater”. Constater que certaines portions de la route en travaux présentent des dangers et des incohérences qu’il veut faire connaître. Le petit groupe de membres de l’association s’est donc donné rendez-vous à l’intersection entre la rue des Salins et la Chaussée royale. Ici, un “stop” est l’objet de la colère.
Placé entre le club canin et le stade, il n’offre quasiment aucune visibilité aux automobilistes venant du centre ville et désirant s’engager sur la nouvelle chaussée de la grande rue aux yeux des membres de l’association. Un muret longe en effet la route sur la gauche, masquant la circulation. Comble de l’ironie : le panneau indiquant l’arrêt est bien présent, mais tourné vers le parcours d’obstacles canins ! “Ils (la région, maître d’œuvre du projet routier, ainsi que la DDE et la mairie, ndlr) ont abattu tous les tamarins centenaires, sans supprimer ce mur dangereux”, ne décolère pas le président.
Les nombreux travaux ont en effet abouti à la suppression du trottoir, mais aussi à l’abattage massif d’arbres faisant partie du “patrimoine saint-paulois”, comme le revendique Jacques Mulot, vice-président de l’association. C’est pourquoi le fameux “stop” est devenu un symbole de ce que Chaussée royale appelle le “je-m’en-foutisme de la mairie”.
“Une accumulation d’erreurs”
L’association qui compte désormais une trentaine de membres, ne se focalise pas seulement sur cette signalisation dangereuse. Son but étant de lutter contre tous types de problèmes liés à la circulation, Moussa Ibrahim Behra écrit régulièrement au maire pour lui faire part de ses récriminations.
Récemment, la mairie a refusé de valider la nouvelle bretelle rejoignant la rue de Paris, qui permettrait aux automobilistes de rejoindre le centre ville, en tournant à droite. Pour lui, il s’agit encore d’une provocation sans fondement logique : “Les Saint-Paulois sont toujours les dindons de la farce”.
La modernisation des axes routiers, induite par le chantier de la route des Tamarins, s’est à son avis faite dans la précipitation, sans “réflexion préalable” car laissant apparaître quelques failles et certains oublis.
Prochainement, l’association pourrait descendre dans la rue afin de se faire entendre auprès du maire. Le mot d’ordre du président : “Il faut agir maintenant pour ne pas connaître le poids du remords”.
Yann Bertrand(de http://www.CLICANOO.com)
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