Toujour dans les PRIX péi..?
Par Le rĂ©dacteur chef, samedi 1 dĂ©cembre 2007 à 12:41 :: General :: permalien #49
Premiers problèmes des maraĂ®chers : la baisse de consommation. On ne retrouve plus les niveaux d’avant-chikungunya. Du coup, le pouvoir d’achat de bon nombre de maraĂ®chers se trouve durement malmenĂ©. Les reprises devaient se faire avec le temps, malheureusement, les dĂ©penses des mĂ©nages prĂ©destinĂ©es Ă l’alimentation se sont orientĂ©es vers les biens de consommation de luxe du genre, abonnement Ă des chaĂ®nes câblĂ©es, tĂ©lĂ©phone portable et autres achats Ă crĂ©dit de vĂ©hicules ou de mobiliers… “Les gens ne mangent plus”, nous confie un producteur-marchand de lĂ©gumes, qui se plaint d’une baisse de 30 Ă 50 % de son chiffre d’affaires.
Deuxième problème des maraĂ®chers : la fin annoncĂ©e des subventions europĂ©ennes en 2009 pour ceux qui ne sont pas intĂ©grĂ©s dans un dispositif d’Organisation de producteurs, les fameux “OP”. La constitution des “OP” est soumise Ă des conditions strictes comme l’adhĂ©sion de 5 producteurs et 100 000 euros de chiffre d’affaires au minimum… Dans le Sud, trois structures se sont dĂ©jĂ formĂ©es (1 OP agréé et 2 prĂ©-OP). Mais dans l’Est, le dossier n’avance pas au niveau de la DAF. Et quelques producteurs de Salazie de dĂ©noncer “la volontĂ© pour les autoritĂ©s de favoriser le monopole du Sud et de mettre Ă l’Ă©cart les marchĂ©s forains pour laisser le champ libre aux GMS”. Ă€ suivre.
- Record du monde historique en 2002
Au lendemain des grosses intemperies et des cyclones, les hausses sont quasi systĂ©matiques. Les prix atteignent facilement des sommes faramineuses. Rappelons-nous du kilo de tomate Ă 13,13 euros, soit 86 francs, dans une grande surface du centre-ville de Saint-AndrĂ© après le passage de Gamede en avril de cette annĂ©e. La mĂŞme variĂ©tĂ© de tomate Ă©tait Ă 6,50 euros et 8,40 euros dans les grandes surfaces des alentours. On a connu pire en 2002, après le passage des cyclones Dina et Hary oĂą l’on a enregistrĂ© le record du monde historique de 15 euros le kilo. Les prix flambent du jour au lendemain pour des produits qui ne sont mĂŞme pas concernĂ©s par les alĂ©as climatiques.
Les consommateurs ne sont pas en mesure de dĂ©terminer les auteurs des augmentations : le producteur ou les intermĂ©diaires ? On l’ignore, mais psychologiquement Ă la RĂ©union, c’est devenu systĂ©matique d’acheter chers les lĂ©gumes après le passage d’un cyclone. En somme, c’est le consommateur qui paye les pots cassĂ©s, d’autant que contrairement aux producteurs, il n’est pas indemnisĂ© par l’Etat ou les collectivitĂ©s.
VILLE DE SAINT PAUL 



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