Les kite-surfeurs priés de quitter la réserve ?
Par Le rĂ©dacteur chef, samedi 29 mars 2008 à 13:02 :: General :: permalien #50
La pilule a du mal à passer chez certains usagers du lagon que la réserve marine et ses règles de protection brident dans leurs pratiques. Les pêcheurs traditionnels ont ouvert le bal l’année dernière. Après des mois de grogne, ils ont obtenu un compromis sous forme d’arrêté préfectoral. D’autres pratiques n’ont pas encore bénéficié d’un tel cadrage.
C’est le cas du kite-surf. Hier matin, à la Saline au lieu dit Petit Trou d’eau, en plein cœur du lagon protégé, une poignée d’adeptes s’adonnent à ce sport de glisse.
Mais ils se trouvent sur le chemin de la ronde d’inspection de la brigade nature de l’océan Indien (BNOI), accompagnée d’éco-gardes, puis de la gendarmerie nautique. Pour ces derniers, ni une ni deux, ils sont en infraction avec les règles de la réserve. Ils en verbalisent quatre (135 euros) à leur sortie de l’eau dans un climat quelque peu tendu.
“Le kite-surf est banni de la réserve sur le massif récifal jusqu’à la bordure extérieure, souligne-t-on du côté de la BNOI. Cela fait un an que l’arrêté de création est promulgué, huit mois que les éco-gardes s’échinent à informer les usagers. Ils le savent très bien. Mais, tant que des procédures ne sont pas entamées, ils se croient tout permis”.
De leur côté, les kite-surfeurs jugent les prunes totalement injustifiées. Sébastien Coupy, jusqu’à très récemment impliqué dans la ligue de vol libre, n’hésite pas. Il invoque “un flou juridique, un arrêté préfectoral doit venir encadrer la pratique du kite-surf et le balisage doit être complet”.
La balle dans le camp du préfet
Autant d’étapes qui, selon le site de la Diren, doivent être franchies pour que “les règles de la réserve marine soient pleinement effectives … D’ici là , les infractions aux règles et aux zones spécifiques ne seront pas verbalisées”. Un point sur lequel s’appuie le kite-surfeur.
Sauf que, sur ce même site, on peut lire : “L’acte de refus d’obtempérer à une injonction d’agents de police sera verbalisé”. C’est également valable pour les règles préexistantes comme l’interdiction de naviguer à plus de 5 nœuds à moins de 300 m de la plage. Or, les kite-surf atteignent les 10 à 15 nœuds. Quoi qu’il en soit, les kite-surfeurs se sentent lésés.
“Il y a dix ans, trois scénarios étaient en concurrence pour placer une zone sanctuaire (ndlr : le niveau de protection le plus élevé des trois en vigueur) dans le secteur. Ils ont choisi ce site précisément, le plus pénalisant pour nous. À l’époque, il y avait peu de kite-surfeurs en comparaison avec la plongée par exemple… Ce qui explique certainement ce choix. Aujourd’hui, on dépasse allègrement la centaine sur l’île sans compter tous les touristes”, note Sébastien Coupy. Il ajoute : “Nous avons droit à une place au sein de la réserve au même titre que les pêcheurs et ce spot est le seul sécurisé de l’île”.
D’autant plus que : “La précédente municipalité voulait aménager une zone pour le bain et une autre pour le kite à Trou d’eau”. Aujourd’hui, prêts à défendre leur place au sein de la réserve, les kite-surfeurs vont se tourner en direction d’Huguette Bello, mais surtout du préfet, puisque la balle est dans son camp. C’est lui qui est chargé de réglementer les usages au sein de la réserve B. G.
C’est le cas du kite-surf. Hier matin, à la Saline au lieu dit Petit Trou d’eau, en plein cœur du lagon protégé, une poignée d’adeptes s’adonnent à ce sport de glisse.
Mais ils se trouvent sur le chemin de la ronde d’inspection de la brigade nature de l’océan Indien (BNOI), accompagnée d’éco-gardes, puis de la gendarmerie nautique. Pour ces derniers, ni une ni deux, ils sont en infraction avec les règles de la réserve. Ils en verbalisent quatre (135 euros) à leur sortie de l’eau dans un climat quelque peu tendu.
“Le kite-surf est banni de la réserve sur le massif récifal jusqu’à la bordure extérieure, souligne-t-on du côté de la BNOI. Cela fait un an que l’arrêté de création est promulgué, huit mois que les éco-gardes s’échinent à informer les usagers. Ils le savent très bien. Mais, tant que des procédures ne sont pas entamées, ils se croient tout permis”.
De leur côté, les kite-surfeurs jugent les prunes totalement injustifiées. Sébastien Coupy, jusqu’à très récemment impliqué dans la ligue de vol libre, n’hésite pas. Il invoque “un flou juridique, un arrêté préfectoral doit venir encadrer la pratique du kite-surf et le balisage doit être complet”.
La balle dans le camp du préfet
Autant d’étapes qui, selon le site de la Diren, doivent être franchies pour que “les règles de la réserve marine soient pleinement effectives … D’ici là , les infractions aux règles et aux zones spécifiques ne seront pas verbalisées”. Un point sur lequel s’appuie le kite-surfeur.
Sauf que, sur ce même site, on peut lire : “L’acte de refus d’obtempérer à une injonction d’agents de police sera verbalisé”. C’est également valable pour les règles préexistantes comme l’interdiction de naviguer à plus de 5 nœuds à moins de 300 m de la plage. Or, les kite-surf atteignent les 10 à 15 nœuds. Quoi qu’il en soit, les kite-surfeurs se sentent lésés.
“Il y a dix ans, trois scénarios étaient en concurrence pour placer une zone sanctuaire (ndlr : le niveau de protection le plus élevé des trois en vigueur) dans le secteur. Ils ont choisi ce site précisément, le plus pénalisant pour nous. À l’époque, il y avait peu de kite-surfeurs en comparaison avec la plongée par exemple… Ce qui explique certainement ce choix. Aujourd’hui, on dépasse allègrement la centaine sur l’île sans compter tous les touristes”, note Sébastien Coupy. Il ajoute : “Nous avons droit à une place au sein de la réserve au même titre que les pêcheurs et ce spot est le seul sécurisé de l’île”.
D’autant plus que : “La précédente municipalité voulait aménager une zone pour le bain et une autre pour le kite à Trou d’eau”. Aujourd’hui, prêts à défendre leur place au sein de la réserve, les kite-surfeurs vont se tourner en direction d’Huguette Bello, mais surtout du préfet, puisque la balle est dans son camp. C’est lui qui est chargé de réglementer les usages au sein de la réserve B. G.
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